Une entreprise qui génère de la trésorerie excédentaire dispose d’un actif que beaucoup de dirigeants laissent dormir sur un compte courant ou un livret bancaire. Au regard des niveaux d’inflation actuels, c’est une perte de valeur réelle, silencieuse mais continue. Ce n’est pas un problème de bonne volonté. C’est souvent un problème de méthode : on ne sait pas exactement quels montants sont mobilisables, sur quel horizon, et quelles solutions existent réellement au-delà des produits bancaires standard.
Chez Leoma Patrimoine, nous accompagnons les dirigeants dans la structuration de leur trésorerie excédentaire, en distinguant les poches selon leur nature et leur horizon et en sélectionnant les solutions les plus adaptées à chaque profil d’entreprise.
Première question à se poser : combien est réellement mobilisable ?
Avant toute recommandation, nous réalisons un diagnostic de la structure de votre trésorerie. Cette étape est indispensable : placer de la trésorerie opérationnelle sur des supports peu liquides est une erreur de gestion aussi coûteuse que de ne rien faire de la trésorerie structurellement excédentaire.
Ce diagnostic couvre :
- Le niveau d’excédent structurel, ce qui dépasse durablement le besoin en fonds de roulement et les réserves de précaution
- Les besoins prévisionnels à court terme : échéances fiscales et sociales, investissements planifiés, saisonnalité de l’activité
- Les contraintes comptables et fiscales propres à la structure juridique de l’entreprise
- La tolérance au risque de la direction et les objectifs de rendement
Ce n’est qu’une fois ces paramètres établis que le choix des supports prend tout son sens.
Solutions adaptées à chaque horizon
Court terme : sécurité et disponibilité
Pour la trésorerie de précaution ou mobilisable à moins d’un an, la priorité est la disponibilité et la protection du capital. Les comptes à terme (CAT) offrent un rendement fixe connu à l’avance, sans risque en capital, sur des durées de quelques semaines à quelques mois. Les ETF monétaires et les fonds obligataires à duration courte permettent une gestion dynamique de la trésorerie court terme avec une liquidité maîtrisée et un rendement supérieur aux livrets.
Moyen terme : rendement et diversification
Pour les excédents mobilisables à horizon un à cinq ans, des solutions plus dynamiques deviennent pertinentes. Deux options se distinguent particulièrement :
- Les produits structurés à capital protégé ou garanti (rendement conditionnel sur une durée définie, avec protection partielle ou totale du capital selon les scénarios de marché retenus). Ils offrent une visibilité sur le rendement cible tout en limitant l’exposition à la volatilité des marchés. → Voir notre page dédiée aux Produits Structurés
- Le compte-titres ordinaire (CTO) (accès direct aux marchés financiers (obligations, actions, ETF), réactivité maximale, sans contrainte contractuelle). La fiscalité IS s’applique annuellement sur les gains réalisés. → Voir notre page dédiée au Compte-Titres
Long terme : capitalisation et optimisation fiscale
Pour la trésorerie structurellement excédentaire et non mobilisable à court terme, deux enveloppes se distinguent par leur efficience fiscale :
- Le contrat de capitalisation : seule enveloppe de type « assurance-vie » accessible aux personnes morales, il permet d’investir sur un spectre large (fonds euros, unités de compte, SCPI, produits structurés) avec un traitement fiscal IS spécifique : la base imposable annuelle est calculée forfaitairement selon l’article 238 septies E du CGI, ce qui lisse et réduit la charge fiscale pendant la phase de capitalisation. → Voir notre page dédiée au Contrat de Capitalisation
- Les SCPI (Sociétés Civiles de Placement Immobilier) : pour une partie de la trésorerie à horizon plus long, elles génèrent des revenus réguliers avec une exposition immobilière diversifiée (bureaux, commerces, santé, logistique), une gestion entièrement déléguée et une décorrélation partielle des marchés financiers. → Voir notre page Solutions Immobilières
- Les Fonds Professionnels Spécialisés (FPS), pour les entreprises disposant d’excédents importants et d’un horizon long : ils ouvrent l’accès au private equity, à la dette privée et à l’immobilier non coté, avec un potentiel de rendement supérieur en contrepartie d’une illiquidité de principe. → Voir notre page Private Equity
Notre approche
Nous intervenons comme conseiller indépendant, sans exclusivité avec aucun établissement financier. Cela garantit que chaque solution retenue l’est pour sa pertinence au regard de votre situation, et non pour des raisons de distribution. Nous coordonnons notre intervention avec votre expert-comptable pour la dimension comptable et fiscale, et assurons le suivi des placements dans la durée.