Préparer sa retraite et ses revenus futurs

Le meilleur moment pour préparer sa retraite, c'est avant d'en avoir besoin.

La retraite n’est pas un événement lointain et abstrait : c’est une réalité financière qui se construit sur des décennies. Chaque année qui passe sans capitaliser est une année de moins pour que les intérêts composés fassent leur travail. Et chaque année de revenus professionnels bien structurés est une opportunité d’alimenter les enveloppes qui produiront demain ce que votre activité produit aujourd’hui.

Préparer sa retraite, c’est aussi anticiper : l’arrêt d’activité, la perte d’un revenu locatif, la cession d’une entreprise. C’est construire un système de revenus qui ne dépend pas d’un seul levier. Chez Leoma Patrimoine, c’est précisément ce travail de fond que nous menons avec vous, bien avant l’échéance.

Pourquoi anticiper tôt change tout

La logique de l’épargne retraite repose sur un principe simple : le temps est le seul facteur que l’on ne peut pas acheter. À effort mensuel identique, un épargnant qui commence à 35 ans accumulera un capital significativement supérieur à celui qui démarre à 50 ans. Non pas parce qu’il verse plus, mais parce que les rendements se capitalisent sur une période plus longue.

C’est ce qu’on appelle l’effet de capitalisation : les intérêts génèrent eux-mêmes des intérêts et ce mécanisme devient exponentiel dans la durée. Il justifie de ne pas attendre un niveau de revenus « confortable » pour commencer mais d’allouer dès maintenant, même modestement, à des enveloppes dédiées.

L’autre raison d’anticiper est structurelle : les régimes de retraite obligatoires, qu’ils soient salariaux ou de travailleurs non salariés (TNS), ne couvrent généralement qu’une fraction du dernier revenu d’activité. Plus le niveau de vie est élevé, plus l’écart à combler est important. C’est particulièrement vrai pour les chefs d’entreprise, dont la retraite de base est souvent faible au regard des revenus perçus pendant leur activité.

Les enveloppes de capitalisation à long terme

L’assurance-vie : souplesse et progressivité

Véritable couteau suisse de l’épargne long terme, l’assurance-vie permet de capitaliser à son rythme sur un spectre large d’actifs (fonds euros sécurisés, unités de compte diversifiées, immobilier pierre-papier, private equity) en adaptant le niveau de risque à l’horizon et au profil de l’épargnant.

Sa force au moment de la retraite : la souplesse de sortie. Les retraits peuvent être programmés pour générer un complément de revenu régulier, avec une fiscalité allégée passé huit ans d’ancienneté du contrat. C’est l’enveloppe de référence pour les particuliers qui souhaitent piloter eux-mêmes le rythme et le montant de leurs rachats, sans contrainte d’âge ni de plafond de capital.

Pour les patrimoines plus structurés, l’assurance-vie luxembourgeoise avec un Fonds d’Assurance Spécialisé (FAS) offre une dimension supplémentaire : accès aux actifs non cotés, gestion sur mesure, et protection renforcée des capitaux via le triangle de sécurité et le super-privilège luxembourgeois.

Le PER Individuel : capitaliser en réduisant la pression fiscale aujourd’hui

Le Plan d’Épargne Retraite individuel (PERin) est particulièrement pertinent pour les profils fortement imposés : travailleurs non salariés (TNS), dirigeants, professions libérales. Son principe : les versements sont déductibles du revenu imposable l’année de leur réalisation, ce qui produit un gain fiscal immédiat proportionnel à la tranche marginale d’imposition.

Pour un TNS, le plafond de déduction combine deux tranches : 10 % du bénéfice imposable dans la limite de 8 fois le PASS, auxquels s’ajoutent 15 % sur la fraction du bénéfice comprise entre 1 et 8 PASS. En 2025, le plafond maximal de déduction atteint 87 135 €. À une TMI de 45 %, chaque euro versé sur un PERin coûte en réalité 55 centimes net d’impôt.

À la retraite, les sommes accumulées sont disponibles en rente viagère, en capital (en une ou plusieurs fois) ou en combinaison des deux. La fiscalité de sortie dépend des modalités choisies : elle doit être anticipée pour optimiser l’ensemble de la séquence d’accumulation et de distribution.

Les dispositifs collectifs : quand l’entreprise amplifie l’effort

Pour les dirigeants qui souhaitent associer leurs collaborateurs à l’effort d’épargne tout en structurant leur propre retraite, les dispositifs collectifs offrent un levier souvent sous-exploité. Ils combinent un avantage social (fidélisation, attractivité employeur) et un avantage patrimonial direct pour le dirigeant.

Le Plan d’Épargne Entreprise (PEE)

Le PEE collecte l’intéressement, la participation et les versements volontaires des salariés (dans la limite de 25 % de la rémunération annuelle brute). L’entreprise peut abonder ces versements jusqu’à trois fois leur montant, dans la limite de 3 709 € par an et par salarié en 2024. Les abondements sont déductibles du bénéfice imposable de l’entreprise.

Les fonds sont bloqués cinq ans, sauf cas de déblocage anticipé légaux. À la sortie, le salarié bénéficie d’une exonération d’impôt sur le revenu et de charges sociales sur les gains (hors CSG/CRDS). C’est un outil d’épargne moyen terme efficace, complémentaire des dispositifs retraite purs.

Le PER Collectif (PERco)

Le PER Collectif fonctionne sur le même principe que le PEE, avec une différence fondamentale : les fonds sont en principe bloqués jusqu’à la retraite, ce qui en fait un véritable outil de capitalisation long terme. Il peut être alimenté par la participation, l’intéressement, les droits acquis sur un Compte Épargne Temps (CET), des versements volontaires du salarié, et l’abondement de l’employeur si un accord d’entreprise le prévoit.

La gestion est pilotée par défaut : les investissements sont progressivement sécurisés à mesure que l’échéance de retraite approche, réduisant automatiquement le risque sans intervention du bénéficiaire. Cette logique de désensibilisation progressive convient aux profils qui souhaitent déléguer la gestion tout en bénéficiant de la dynamique des marchés sur le long terme.

Le cas particulier du dirigeant en fin de carrière

La proximité de la retraite soulève pour le dirigeant une question spécifique que le salarié ne rencontre pas : que faire du patrimoine professionnel accumulé dans l’entreprise ? La cession, la transmission, ou la mise en holding des actifs représentent autant de leviers pour transformer une valeur d’exploitation en revenus pérennes.

C’est un sujet d’ingénierie patrimoniale à part entière, qui dépasse la simple question des enveloppes d’épargne. Il implique d’anticiper le calendrier de cession, de structurer la détention des actifs avant la vente pour optimiser la plus-value, et d’organiser le réemploi du produit de cession dans des véhicules adaptés à un objectif de revenus réguliers.

Nous accompagnons ces transitions avec le recul et la continuité que seul un conseiller indépendant, qui vous connaît dans la durée, peut apporter.

Notre approche

Nous construisons avec chaque client une stratégie d’épargne retraite sur mesure, articulée autour de trois questions : de combien aurez-vous besoin ? Quand ? Et d’où viendra ce revenu ?

La réponse mobilise rarement une seule enveloppe. Elle combine généralement assurance-vie, PER et immobilier, chacun jouant un rôle différent dans la séquence de capitalisation et de distribution. Nous dimensionnons chaque poche, définissons les niveaux de risque adaptés à chaque horizon et assurons le suivi dans le temps pour ajuster à mesure que la situation évolue.