Toute entreprise qui fonctionne bien produit tôt ou tard de la trésorerie excédentaire : des liquidités qui dépassent le besoin en fonds de roulement et les réserves de précaution nécessaires. Laissées sur un compte courant, ces sommes s’érodent. Mal placées, elles exposent l’entreprise à un risque disproportionné. Bien structurées, elles deviennent un actif à part entière qui améliore la rentabilité globale et valorise l’entreprise.
La gestion de trésorerie d’entreprise n’est ni un sujet bancaire ni un sujet comptable : c’est un sujet patrimonial. Leoma Patrimoine accompagne les dirigeants dans la sélection et le suivi des placements adaptés à leur horizon, leur appétit pour le risque et la structure juridique de leur société.
La première question : distinguer les poches de trésorerie
Avant de choisir un support de placement, il faut séparer deux types de liquidités dont la nature et l’horizon sont radicalement différents
La trésorerie opérationnelle
Celle qui finance le BFR (besoin en fonds de roulement), couvre les échéances fiscales et sociales et garantit la capacité à honorer les engagements courants. Elle doit rester disponible à tout moment, sur des supports liquides et sans risque en capital.
La trésorerie excédentaire
Celle qui dépasse durablement les besoins opérationnels. C’est elle qui peut et doit être investie, selon un horizon et une logique de rendement définis.
Cette distinction conditionne tout le reste. Placer de la trésorerie opérationnelle sur des supports illiquides est une erreur de gestion. Ne pas faire travailler des excédents stables sur le long terme en est une autre. Notre rôle est de vous aider à tracer cette frontière avec précision, puis à construire l’allocation adaptée à chaque poche.
Trois horizons, trois logiques de placement
Court terme — liquidité avant tout
Pour les excédents mobilisables à tout moment ou à horizon inférieur à un an, la priorité est la disponibilité et la sécurité en capital. Les comptes à terme (CAT) offrent une rémunération fixe connue à l’avance, sans risque, avec des durées de blocage de quelques semaines à quelques mois. Les comptes sur livret professionnels permettent une disponibilité immédiate avec une rémunération indexée sur les taux courts. Ces solutions sont simples, lisibles et constituent le socle incontournable de toute gestion de trésorerie.
Moyen terme — rendement et diversification
Pour une trésorerie stable sur un horizon de un à cinq ans, des supports plus dynamiques deviennent pertinents. Deux solutions se distinguent particulièrement dans ce registre :
- Le compte-titres ordinaire (CTO) permet d’investir directement sur les marchés financiers (actions, obligations, ETF, produits structurés) avec une réactivité maximale et sans contrainte contractuelle. La fiscalité (IS au taux normal sur les gains) doit être intégrée dans le calcul de rentabilité nette. → Voir notre page dédiée au Compte-Titres Ordinaire.
- Les produits structurés sont des instruments sur mesure combinant protection partielle ou totale du capital à l’échéance et exposition à un sous-jacent (indice, panier d’actions). Leur modularité en fait une solution particulièrement adaptée à la trésorerie d’entreprise : le niveau de protection, le rendement cible et la durée sont calibrés selon les besoins précis du client.
Long terme — capitalisation et optimisation fiscale
Pour les excédents durables que l’entreprise n’envisage pas de mobiliser à court terme, deux enveloppes se distinguent par leur efficience fiscale et leur potentiel de rendement :
- Le contrat de capitalisation est la seule enveloppe fiscale de type « assurance-vie » accessible aux personnes morales. Il offre une grande modularité : fonds euros, unités de compte, SCPI, produits structurés, avec un traitement fiscal spécifique à l’IS : la base imposable annuelle est calculée de façon forfaitaire (art. 238 septies E du CGI), ce qui lisse et réduit significativement la charge fiscale pendant la phase de capitalisation. Les sommes ne sont pas bloquées, ce qui préserve une liquidité de principe. → Voir notre page dédiée au Contrat de Capitalisation.
- Les SCPI (Sociétés Civiles de Placement Immobilier) permettent d’exposer une partie de la trésorerie à l’immobilier locatif diversifié (bureaux, commerces, santé, logistique) avec des rendements réguliers et une gestion entièrement déléguée. Accessibles en direct ou via un contrat de capitalisation, elles offrent une décorrélation partielle des marchés financiers. → Voir notre page dédiée aux SCPI.
Les Fonds Professionnels Spécialisés (FPS)
Pour les entreprises disposant d’excédents significatifs et d’un horizon long, les Fonds Professionnels Spécialisés (FPS) ouvrent l’accès à des stratégies d’investissement réservées aux investisseurs avertis : immobilier non coté, private equity, dette privée, infrastructure. Ces fonds sont illiquides par nature (le capital peut rester immobilisé plusieurs années) mais offrent en contrepartie un potentiel de rendement supérieur aux classes d’actifs cotées. Leur pertinence dépend entièrement de la capacité de l’entreprise à se passer de ces sommes sur la durée du fonds. → Voir notre page dédiée au Private Equity.
Ce que Leoma apporte concrètement
La plupart des entreprises placent leur trésorerie excédentaire sur des produits bancaires standardisés, par défaut ou par manque de temps pour analyser les alternatives. Ce réflexe est compréhensible mais coûteux sur le long terme, en particulier dans un contexte de taux normalisés où les écarts de rendement entre solutions sont réels et mesurables.
Notre rôle est triple : analyser la structure de votre trésorerie en définissant les poches investissables, sélectionner les supports adaptés à chaque horizon et à la fiscalité de votre société et assurer le suivi dans la durée : arbitrages, renouvellements, adaptation aux évolutions de l’activité.
Nous intervenons en coordination avec votre expert-comptable et votre banquier, sans substitution mais avec un regard patrimonial indépendant que ces interlocuteurs n’ont pas vocation à porter.